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L’Abeille de Déméter, Une comédie antique de Raphaëlle Paupert-Borne

Auteurs : Vincent Delecroix, Barbara Satre, Jean-François Neplaz.
Descriptif 

: 15 x 21,5 cm, 96 pages, relié.
DVD / 2 films
Langue : français.
Parution décembre 2016.
Isbn : 978-2-35864-101-2.
Prix public : 22€.

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Samedi 4 février à 15h au Frac Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Marseille, projections et discussion autour de L’Abeille de Déméter avec Raphäelle Paupert-Borne, Jean-François Neplaz et Barbara Satre. + d’informations

Raphaëlle Paupert-Borne réalise ici un film joyeux tourné à La Ciotat, une comédie antique intitulée L’Abeille de Déméter, suivi d’Alger-Constantine, trace et commentaire d’un carnet de dessin réalisé en Algérie pour l’exposition « Made in Algeria » du Mucem à Marseille, en 2015. Est également paru en 2012 Marguerite et le dragon, un film réalisé par Jean Laube et Raphaëlle Paupert-Borne. « Une mère perd sa fille. Ce que Marguerite et le dragon disait, L’Abeille de Déméter le dit encore. Ou plutôt : ne le dit pas, mais cherche à le dire, à le faire dire, à le montrer, à le peindre » écrit aujourd’hui Vincent Delecroix en ouverture de ce nouveau livre. L’Abeille de Déméter « est cet espace d’espace et de temps dans lequel on joue à la vie et à la mort, déguisé en dieux et sans que cela trompe qui que ce soit. » [Vincent Delecroix] Les peintures, les dessins et les films de Raphaëlle Paupert-Borne ont en commun le cadrage, la scène, l’action tout autant que l’inactivité, le temps perdu ou suspendu, la recherche et l’errance.

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L’Abeille de Déméter, Synopsis
Parce qu’elle est inconsolable, Déméter erre à la recherche de sa fille Perséphone. Éternellement les dieux olympiens festoient et se baignent, Perséphone ne cesse d’être enlevée et les jeunes filles de s’enfuir. Zeus construit les correspondances du temps. À chaque carrefour, des directions se dessinent, des humains se rencontrent, une pensée erratique se construit pour une consolation.

Raphaëlle Paupert-Borne est née à Lyon en 1969. Elle vit à Marseille où son travail est représenté par la galerie Béa-Ba.

Cet ouvrage a été publié avec le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône
et avec le précieux concours des souscripteurs et de Film flamme.

Extrait En fait de pensée (et ce qui la fonde… Et ce qui l’ouvre à être reçue par tout un chacun qui accepte de s’ouvrir…) Vincent Delecroix a déjà posé quelques solides repères dans ce « petit livre jaune » auquel il faudrait d’abord renvoyer quand il s’agit de situer ton oeuvre. Et voir qu’il s’agit là presque d’un manifeste artistique.
Ce qui confirme qu’avec toi on court toujours le risque d’être « à côté » (un « manifeste » ?! À notre époque !!!) … Il en parle d’ailleurs largement de ce décadrage. Justement… Justement.
Bien sûr, il écrit de peinture. Dans ce temps où le cinéma (dans ce pays) ratiocine et bégaye son histoire, il use à son tour de cet « à côté » qui fonde ta propre pertinence.
Donc, au lieu d’écrire je te propose de lire et relire… Et de poser éventuellement le calque de cette lecture sur ton cinéma.
Eh !… ton cinéma n’est pas un signe de propriété évidemment ! ton cinéma, est aussi fait de pillages et appelle au pillage. C’est la première liberté qui nous permet de nous y sentir bien. Une profanation originelle qui rend une oeuvre par là « habitable ».
Tous ces voyages, ces bribes d’histoires, la tragédie même, la mort qui rôde, le destin, la joie de vivre en deviennent familiers (font partie « des proches », comme on dit). C’est ce que j’entends quand Vincent écrit que ton travail « est au lieu où la vie se montre, où la vie déjoue l’invisible »… C’est curieusement au terme de son texte de peinture, le seul moment où il parle directement de cinéma.
« Que filme-t-elle, si ce n’est précisément la vie formidablement et sereinement vivante, c’est-à-dire menacée ou même condamnée ? »… Jean-François Neplaz

L’Abeille de Déméter a été présenté en avant-première en présence de l’artiste vendredi 2 décembre à 20h au Polygone étoilé, 1 rue François Massabo, Marseille, dans le cadre de la Semaine Asymétrique.

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Semaine 41.16

Anne Laure Sacriste,
Une vision première essayée dans la fleur
Galerie de l’Etrave, Espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains

Emprunté au titre d’une œuvre d’Odilon Redon – Il y eut peut-être une vision première essayée dans la fleur, une lithographie du recueil Les Origines (1883) –, celui de l’exposition d’Anne Laure Sacriste l’a été pour plusieurs raisons. Son art est requis par le dessin et, au cœur de cette pratique, par le trait et par le noir. L’emploi majeur de cette couleur fait écho à ce qu’en dit son aîné : « Le noir est la couleur la plus essentielle », ajoutant qu’il est « l’agent de l’esprit bien plus que de la belle couleur de la palette ou du prisme ». Si la posture de Redon s’inscrivait à contre-courant de ses contemporains, toutes tendances artistiques confondues, le choix de Sacriste opère quant à lui en dissidence d’une époque friande d’images rapides, faciles et flatteuses.

Première de la saison 2016-2017, l’exposition que consacre la ville de Thonon-les-Bains à Anne Laure Sacriste à la Galerie de l’Etrave inaugure un nouveau cycle articulé autour d’une réflexion sur « le dessin dans tous ses états ». Pour ce qu’il trouve son origine dans celui de dessein et quels que soient les matériaux employés, le dessin est à la source de toute intention d’œuvre. Longtemps tenu en marge, il s’est imposé depuis plusieurs années comme un mode d’expression à part entière. Au fil de l’année, l’idée est donc de mettre en valeur ce qu’il en est de la pratique du dessin dans le champ des arts plastiques au-delà d’une définition restreinte du mot.

Semaine n°407, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Philippe Piguet
Parution vendredi 14.10.2016

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique à paraître, 1,99 € CommanDER
Également disponible dans Semaine volume XX, septembre-décembre 2016 (à paraître en décembre 2016), 18€.