Le Bol, lieu de mise en espace de projets artistique, Orléans
Glux-XX, projet collaboratif de Paul Laurent eet Nicolas Royer
exposition du 17 au 24 février 2007
Nicolas :
"Glu-XX" est un mot inventé. C’est d’abord
une image, cette sucette fondue et écrasée ; en la regardant,
le premier mot qui m’est venu à l’esprit était
"Glux", comme la colle Glue. J’ai tapé ce mot
sur internet et j’ai trouvé un monstre, dans un blog où
un ado parle du jeu vidéo Bug Bang, le retour de commandeur Blood
. Il y écrit : "Tout ce que vous avez en stock à
bord ce sont des Gluxx, créatures semblables à de la gelée,
débiles… " Et ce monstre est un mélange d’E.T.
et de Yoda.
Paul : Le mot " Glu-XX " m’inspire car il me fait penser
à The Blob, ce film d’horreur célèbre, l’histoire
dune bête extra-terrestre informe et mouvante. Un truc dégueulasse
qui coule partout, une substance gélatineuse, une espèce
de jelly qui tue - un prédateur.
N. : Quelque chose qui a muté.
P. : Oui. ça me rappelle Rêves, la fable écologique
de Kurosawa. Et Godzilla, ce monstre né d'un truc crade, la bombe
nucléaire (lui-même a été créé
dans le japon des années 50), et qui révèle la
perversion de la création humaine. C'est un monstre génétiquement
difforme, destructeur de villes.
N. : Pour moi cela parle aussi de pollution, de matière plastique
fondue. Une sorte de liquide, mou, informe, gluant, polluant, pollu-gluant.
Et de malbouffe. Quelque chose qui est passé par la bouche et
qui se retrouve au sol, sali.
P. : J'aime cette idée de réaction chimique. On apporte
des choses différentes qui vont intéragir. Dans ce fantasme
de la réaction polluante, on crée des choses que l'on
n'attend pas forcément.
N. : On ne sait pas trop ce qu'on va avoir et voir. Comme pour l'exposition,
c'est basé sur un scénario de SF qui annonce quelquechose,
mais on ne sait pas quoi.
P. : Tu cherches le Glu--XX et tu ne sais pas où il est...
P. : Finalement, on ne va peut être pas faire un GluXX, mais une
trace de Glu-XX ?