Tel est le titre
que cette promotion 2009 de diplômés de la Villa Arson
a souhaité donner à son exposition de fin d’études.
Au-delà du toast que ce titre entend porter à la réussite
de ces douze jeunes artistes, ces cinq lettres flanquées d’un
point d’exclamation se veulent également porteuses de vitalité,
de jeunesse, d’enthousiasme et de succès. On ne peut souhaiter
autre chose à ces jeunes au moment de leur entrée dans
la réalité de la vie artistique. Cette transition après
le diplôme, entre l’école, où ils ont pour
la plupart suivi un cursus de cinq ans, et une activité désormais
indépendante leur permettant de se faire un nom et d’obtenir
une reconnaissance, est sans aucun doute pour eux un moment délicat
et décisif.
L’exposition organisée simultanément à la
galerie de la Marine et la galerie a., en partenariat avec la Ville
de Nice, participe pleinement à l’accompagnement de ces
diplômés et à une première forme de reconnaissance,
pour ainsi dire collective, avant que chacun ne prenne sa propre direction.
Organiser une telle exposition « hors les murs » de la Villa
Arson, c’est aussi vouloir donner chaque année réalité
au cœur même de la cité à ces générations
de jeunes artistes que la Villa Arson forme depuis plus de trente ans.
Ces étudiants sont ainsi confrontés au regard critique
d’un public qui cherchera certainement à deviner la révélation
de nouveaux talents. Cependant, j’invite avant tout chacun de
nous à s’interroger sur ce que ces jeunes artistes cherchent
à démontrer par leur pratique ; à regarder ces
travaux comme autant d’expérimentations et de recherches.
Cette dimension de « recherche », sachant que l’art
contemporain par le croisement de multiples disciplines et d’idées
peut tendre à révéler des vérités,
est pour nous essentielle. Elle participe à la fois à
l’évolution de la globalité du monde de l’art
et à la construction de chaque individualité artistique.
Depuis son ouverture en 1972, l’école nationale supérieure
d’art de la Villa Arson a su se forger une identité et
une notoriété. La singularité de cette promotion
2009 est encore une fois issue des questionnements et des recherches
individuels, mais elle est aussi pour une part le reflet du travail
des enseignants qui ont accompagné les étudiants tout
au long de ces années. Je leur adresse toute ma reconnaissance
et souligne en particulier le rôle d’Arnaud Labelle-Rojoux,
artiste hors normes, qui a encadré et coordonné cette
cinquième année avec originalité et inventivité.
Mes remerciements s’adressent également à Julien
Bouillon, qui a su opérer des choix dans les multiples productions
des diplômés et les mettre en scène dans les espaces
de ces deux galeries.
La promotion 2009 perpétue sans conteste la réputation
de l’établissement : celle de l’ouverture et de la
diversité en phase avec la création la plus actuelle.
C’est pourquoi il est important que la Villa Arson se sente soutenue
dans cette démarche et participe de la politique culturelle régionale.
La Ville de Nice a su le comprendre, qu’elle en soit remerciée
à travers son député-maire et ses collaborateurs.