Semaine
« À
Albi, Kendell Geers élabore pour la première fois une
exposition entièrement consacrée à l’érotisme.
Elle trouve évidemment sa place dans la maturation du travail
d’un artiste que l’on pourrait qualifier de philosophe en
acte, expérimentant le principe de Bataille “connaître
en brûlant”, attaché à ne pas séparer
l’art de la vie sociale et des pulsions intimes, ou plus exactement
à ne pas séparer la pensée du corps. Le questionnement
de Kendell Geers est crucial au moment où le fantasme du corps
ascétique, séparé de son identité charnelle
— que les religions judéo-chrétienne et islamiste
ont développé, à l’instar de la philosophie
cartésienne — revient en force avec toutes les conséquences
politiques, sociales et mentales que nous connaissons. »
Jackie-Ruth Meyer |