Semaine
Marcel Duchamp avait annexé les objets réels à l’art des musées ? Philippe Mayaux répond à ce défi par un mouvement inverse : en se réappropriant, ironiquement, le territoire domestique discrédité des objets décoratifs, des tableaux ornementaux, des appliques mécaniques, des vitrines de collections — dans un art paradoxal, à la fois kitsch et indécent, poétique et trivial, mystérieux et « de mauvais goût », joli et inquiétant, qui n’est pas sans faire penser à Jérôme Bosch, à Brauner, à Magritte. Parution vendredi 15 juillet 2005 / 4 € |