Semaine
Dans les récents
travaux de Gregg Smith, on trouve sa personne au centre de récits
insolites, et le décor tout autour semble refléter les
intempéries qui agitent l’intimité de son esprit.
L’usine désaffectée, l’appartement déserté,
la rivière s’écoulant au pied de la falaise sont
autant de sites privilégiés dans lesquels l’artiste
s’aventure en quête de dévoilement, d’énergie,
de visibilité. Les situations dramatiques lacunaires qu’il
élabore demeurent sous la menace du non-sens et de la répétition.
La suggestion et l’ellipse sont les ressorts d’une narration
qui cherche à percer le tissu de la vie quotidienne pour en faire
couler la sève secrète. Sans relâche. Le caractère
énigmatique du réel se hisse à la surface. Autour
du corps de l’artiste évoluent en ellipses concentriques
une série d’êtres et d’objets issus de l’ordinaire,
prêts à proliférer ou à disparaître
sans mot dire.
|